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Cosmologie du cochonnet
2015-17

Les institutions scientifiques tels que les laboratoires et les universités semblent développer les connaissances les plus complexes et les plus efficaces sur le monde physique ; la science est aujourd’hui le référent principal sur la chute des corps ou sur le mouvement des étoiles par exemple. L’exercice de la science peut être perçue comme un des derniers lieux de l’objectivité, bien qu’il reste des barrières sociales importantes. Les personnes aux revenus modestes ont difficilement accès aux études supérieures et sont peu représenté dans les milieux scientifiques. Les femmes sont aussi quasi-absentes des laboratoires. Cette faible représentativité de certains milieux apparaît problématique alors qu’il est fondamental – pour la qualité même des savoirs produits – de permettre aux scientifiques de confronter leurs conceptions à des milieux éloignés du leur.

L’astronomie a pour particularité de rassembler un grand nombre d’amateurs éclairés, permettant le regroupement de scientifiques et de non-scientifiques autour de la constitution de savoirs sur les étoiles. Analyser de près la façon dont les savoirs circulent entre amateurs et experts dans cette discipline pourrait aider à penser d’autres manières de produire du savoir scientifique.

En lançant les boules, les joueurs de pétanque expérimentent le déplacement des corps dans l’espace et les impacts des chocs. A travers, les conseils, les discussions et la précision des gestes techniques, s’échangent sur les boulodromes des savoirs pratiques et théoriques sur des phénomènes physiques. Il peut s’avérer fructueux de mettre en perspective cette façon d’élaborer des connaissances, avec les façons de produire des savoirs scientifiques. Réciproquement, il y a fort à parier que l’approfondissement des connaissances scientifiques des boulistes permette le développement de gestes techniques épatants !

« La cosmologie du cochonnet » est un projet d’expérimentation sociale et théâtrale rassemblant chercheurs, passionnés d’astronomie et joueurs de pétanque autour de la création d’un spectacle. À travers une exploration de la théorie des chocs, ce groupe insolite cherchera à explorer les façons de constituer des savoirs sur le monde qui nous entoure.

Le projet est actuellement en phase de recherche, en vue d’une réalisation en 2017.

Scientific institutions such as laboratories and universities seem to develop the most complex and efficient factual materials on the physical world. Science is today’s principal reference on the questions of, for example: falling bodies and the movements of the stars. Scientific practices can be perceived as one of the last bastions of objectivity, all the while there remain significant social barriers between the scientific community and many other areas of society. People of modest means have little access to superior studies and are poorly represented in the scientific community. Women as well are almost entirely absent from laboratories. This weak representation of certain social groups seems problematic as it is fundamental – for the quality of the findings generated – to have scientists be confronted with the ideas and conceptions of people in social groups different from theirs.

Astronomy has the particularity that it brings together a large number of enlightened amateurs, allowing both scientists and non-scientists to come together on the question of understanding the stars. By analyzing the ways that knowledge circulates between amateurs and experts within this discipline could help to think of other ways of generating scientific understanding.

By throwing bowls, players of pétanque are experimenting with the displacement of bodies in space and the forces exerted when bodies collide. By means of friendly advice, discussions and precise technical gestures, practical and theoretical knowledge on the phenomena of physics are exchanged around bowling pitches. It may prove fruitful to put this way of elaborating ideas in perspective with the methods of generating scientific knowledge. Inversely, there is a good chance that by deepening the scientific knowledge of bowlers it will allow them to develop impressive new techniques.

«  The jack’s cosmology » is a project of social and theatrical experimentation bringing together researchers, astronomy enthusiasts and pétanque players to the create a piece of theatre. By exploring the theory of momentum and collisions this unusual group will look to explore the ways of constituting knowledge on the world that surrounds us.

The project is currently being researched, with a view to being produced in 2017.

 

Participants / Participants

Jean Souchay (chercheur au SYstème de Référence Temps-Espace de l’Observatoire de Paris)

Jessica Garreau (community manager de l’Association Française d’Astronomie)

Jean-Pierre Luminet (astrophysicien et poète, directeur de recherche au CNRS)

Pierre Manil (ingénieur-chercheur au CEA)

Thierry Chollet et Patrice Caillet (médiateurs culturels du théâtre Berthelot de Montreuil)

Gérard Cottin (président de l’ABMP)

Ivan Huart (professeur au collège Germaine Tillion, Paris)

 

Partenaires / Partners

Club de pétanque du terrain André Blain, Théâtre Berthelot, Mairie de Montreuil, Fête de la science.

08_09_2015_COSMO_SCHEMA

 

08_09_2015_COSMO_SCHEMA2

 

08_09_2015_COSMO_SCHEMA3

Les institutions scientifiques tels que les laboratoires et les universités semblent développer les connaissances les plus complexes et les plus efficaces sur le monde physique ; la science est aujourd’hui le référent principal sur la chute des corps ou sur le mouvement des étoiles par exemple. L’exercice de la science peut être perçue comme un des derniers lieux de l’objectivité, bien qu’il reste des barrières sociales importantes. Les personnes aux revenus modestes ont difficilement accès aux études supérieures et sont peu représenté dans les milieux scientifiques. Les femmes sont aussi quasi-absentes des laboratoires. Cette faible représentativité de certains milieux apparaît problématique alors qu’il est fondamental – pour la qualité même des savoirs produits – de permettre aux scientifiques de confronter leurs conceptions à des milieux éloignés du leur.

L’astronomie a pour particularité de rassembler un grand nombre d’amateurs éclairés, permettant le regroupement de scientifiques et de non-scientifiques autour de la constitution de savoirs sur les étoiles. Analyser de près la façon dont les savoirs circulent entre amateurs et experts dans cette discipline pourrait aider à penser d’autres manières de produire du savoir scientifique.

En lançant les boules, les joueurs de pétanque expérimentent le déplacement des corps dans l’espace et les impacts des chocs. A travers, les conseils, les discussions et la précision des gestes techniques, s’échangent sur les boulodromes des savoirs pratiques et théoriques sur des phénomènes physiques. Il peut s’avérer fructueux de mettre en perspective cette façon d’élaborer des connaissances, avec les façons de produire des savoirs scientifiques. Réciproquement, il y a fort à parier que l’approfondissement des connaissances scientifiques des boulistes permette le développement de gestes techniques épatants !

« La cosmologie du cochonnet » est un projet d’expérimentation sociale et théâtrale rassemblant chercheurs, passionnés d’astronomie et joueurs de pétanque autour de la création d’un spectacle. À travers une exploration de la théorie des chocs, ce groupe insolite cherchera à explorer les façons de constituer des savoirs sur le monde qui nous entoure.

Le projet est actuellement en phase de recherche, en vue d’une réalisation en 2017.

Scientific institutions such as laboratories and universities seem to develop the most complex and efficient factual materials on the physical world. Science is today’s principal reference on the questions of, for example: falling bodies and the movements of the stars. Scientific practices can be perceived as one of the last bastions of objectivity, all the while there remain significant social barriers between the scientific community and many other areas of society. People of modest means have little access to superior studies and are poorly represented in the scientific community. Women as well are almost entirely absent from laboratories. This weak representation of certain social groups seems problematic as it is fundamental – for the quality of the findings generated – to have scientists be confronted with the ideas and conceptions of people in social groups different from theirs.

Astronomy has the particularity that it brings together a large number of enlightened amateurs, allowing both scientists and non-scientists to come together on the question of understanding the stars. By analyzing the ways that knowledge circulates between amateurs and experts within this discipline could help to think of other ways of generating scientific understanding.

By throwing bowls, players of pétanque are experimenting with the displacement of bodies in space and the forces exerted when bodies collide. By means of friendly advice, discussions and precise technical gestures, practical and theoretical knowledge on the phenomena of physics are exchanged around bowling pitches. It may prove fruitful to put this way of elaborating ideas in perspective with the methods of generating scientific knowledge. Inversely, there is a good chance that by deepening the scientific knowledge of bowlers it will allow them to develop impressive new techniques.

«  The jack’s cosmology » is a project of social and theatrical experimentation bringing together researchers, astronomy enthusiasts and pétanque players to the create a piece of theatre. By exploring the theory of momentum and collisions this unusual group will look to explore the ways of constituting knowledge on the world that surrounds us.

The project is currently being researched, with a view to being produced in 2017.

 

Participants / Participants

Jean Souchay (chercheur au SYstème de Référence Temps-Espace de l’Observatoire de Paris)

Jessica Garreau (community manager de l’Association Française d’Astronomie)

Jean-Pierre Luminet (astrophysicien et poète, directeur de recherche au CNRS)

Pierre Manil (ingénieur-chercheur au CEA)

Thierry Chollet et Patrice Caillet (médiateurs culturels du théâtre Berthelot de Montreuil)

Gérard Cottin (président de l’ABMP)

Ivan Huart (professeur au collège Germaine Tillion, Paris)

 

Partenaires / Partners

Club de pétanque du terrain André Blain, Théâtre Berthelot, Mairie de Montreuil, Fête de la science.

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